Comment utiliser un chevalet ?

Pour les professionnels comme pour les débutants, l’importance de l’usage d’un chevalet n’est plus à démontrer. Cependant, une chose est d’avoir un chevalet et une autre est de savoir l’utiliser.

L’utilisation du chevalet prend en compte des réglages qu’il faut faire avec une certaine précision pour pouvoir avoir le résultat escompté et surtout pour peindre dans une position où l’on se sent à l’aise, sans se déboîter l’épaule. Si vous êtes un novice dans le milieu et que vous voulez savoir comment régler votre chevalet, lisez ceci.

Le réglage de l’inclinaison

L’inclinaison du chevalet permet de porter le regard qu’il faut sur la toile, afin de réaliser une œuvre correspondante à l’image originale. Pour pouvoir reproduire une œuvre, il faut déjà la voir, la voir dans toute sa totalité et sous le bon angle. En fonction de l’œuvre produite, il faut une inclinaison du chevalet adapté à la reproduction que l’on veut faire. Au maximum, l’angle idéal est de 35 °. Quand la peinture utilisée est à eau, il faut l’appliquer rapidement pour finir l’œuvre avant qu’elle ne sèche, tandis que la peinture à huile est lente à sécher et donc permet d’avoir le temps qu’il faut pour achever l’œuvre et trouver l’angle adéquat avant que la peinture ne soit sèche.

Au cours de la réalisation de l’œuvre, il peut arriver que l’on change plusieurs fois d’angle en fonction de la zone peinte, car chaque détail compte pour avoir une toile aussi réaliste que l’original. La réalisation d’un portrait demande une peinture à la verticale, car, réalisé à l’horizontale, une fois achevé, le résultat obtenu est différent de celui attendu puisque les proportions changent. Dans ce cas, il faut placer le chevalet en face du peintre de sorte à former un angle droit avec lui, donc perpendiculairement. Tout dépend de l’objet représenté. Pour certaines œuvres abstraites, il faut régler le chevalet comme s’il s’agissait d’un portrait. Il arrive que l’on ait mal à la main lors de la peinture. Il faut alors changer l’inclinaison du chevalet jusqu’à trouver une posture adaptée.

Le réglage de l’éclairage

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L’éclairage a un lien direct avec l’inclinaison et est également très important pour pouvoir peindre convenablement. Et il est également fonction de l’inclinaison. Pour peindre convenablement, il faut le point d’harmonie entre la position du chevalet et celle de la lumière.

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Travailler à la lumière naturelle est le mieux pour avoir une vue complète sur l’œuvre, mais travailler à la lumière artificielle, si son intensité répond à vos besoins, est aussi une bonne chose. L’inclinaison adéquate du chevalet vous permettra de voir clair et d’éviter les zones d’ombres inadéquates.

Le réglage de la hauteur du support

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Après avoir réglé l’inclinaison et l’éclairage, avant de peindre c’est la hauteur, qu’il faut ajuster. Ce réglage se fait en fonction de la taille de chaque artiste. Le support lorsque l’on travaille à l’extérieur, ne doit pas dépasser la limite des yeux. On le règle donc à une hauteur adéquate, ce qui permet d’avoir en même temps la vue sur le tableau et sur l’œuvre qu’on reproduit. Pour ce réglage, il suffit de monter ou de rabaisser le chevalet à la hauteur voulue.

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